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Edicausse va publier le témoignage du dernier préfet du Lot nommé par le régime de Vichy


Gilles Chevriau, responsable d'Edicausse, annonce la parution pour fin février 2024 du livre "Frédéric Empaytaz, Dernier Préfet du Lot nommé par le Gouvernement de Vichy".



Gilles Chevriau, responsable d'Edicausse, annonce la parution en 2024 d'un témoignage crucial de l'Histoire de l'occupation dans le Lot, avec le livre « Frédéric Empaytaz, Dernier Préfet du Lot nommé par le Gouvernement de Vichy ». ©Didier Quet

                


La maison d’édition Edicausse, implantée à Arcambal près de Cahors, spécialisée dans le patrimoine et les personnages clés du Lot, va consacrer un de ses prochains ouvrages au dernier préfet du Lot nommé par le régime de Vichy, Frédéric Empaytaz, en reprenant son témoignage. Cet ouvrage, qui sortira fin février 2024, s’intéressera de près au fonctionnement de l’État dans le Lot durant l’occupation.

Nous avons interrogé le responsable d’Edicausse, Gilles Chevriau.


Comment a fonctionné la Préfecture du Lot durant l’Occupation ?

Gilles Chevriau – Entre 1940 et 1944, dans le Lot, 3 Préfets furent nommés par le Gouvernement de Vichy : Maurice Bezagu de 1940 à 1941, Loïc Petit de 1941 à février 1944, et Frédéric Empaytaz de mars 1944 jusqu’au 17 août de cette année, date de la Libération de Cahors. Son successeur M. Dumas, qui était par ailleurs maire de Calamane, lui a laissé l’appartement de fonction jusqu’en octobre 1944, en attendant le rétablissement des voies de communication jusqu’à Paris, d’où était originaire le Préfet Empaytaz.

Quel témoignage partagez-vous avec cet ouvrage à venir « Frédéric Empaytaz, Dernier Préfet du Lot nommé par le Gouvernement de Vichy » ?

30 ans après avoir quitté la Préfectorale et le Lot, Frédéric Empaytaz a écrit sur toute sa vie, dont 80 pages entièrement consacrées au Lot et à Cahors. Ce témoignage, que nous publions dans son intégralité, sans émettre d’avis, nous apporte des connaissances sur le fonctionnement administratif de cette période. Il relate les obligations inhérentes à la fonction de Préfet, mais aussi la situation dans le Lot, où les voies de communication n’étaient pas entretenues, se partageant ente le maquis et l’occupation. Les habitants des villes souffraient, avec peu de nourriture, pas de carburant et pas de chauffage. Dans son témoignage, le Préfet Empaytaz nous fait partager ses rencontres avec les élus locaux qu’il cite, avec les parlementaires, avec Anatole de Monzie, maire de Cahors jusqu’en 1942, avant l’Occupation, dont il partage un long entretien. On suit son travail avec ses collaborateurs qu’il nomme (chauffeur, secrétaire, chefs de service…), ses déplacements à Vichy où il s’entretient avec le maréchal Pétain, avec Pierre Laval. Dès 1942, dès que le Lot devient une zone occupée, le Préfet du Lot n’avait plus de contacts avec le Préfet de Région basé à Toulouse. On suit des extraits de ses entretiens avec les sous-préfets de Figeac et de Gourdon. On le suit dans ses visites des villages lotois, comme Saint-Céré, Gramat, Puy-l’Évêque…

Quels liens avait-il avec la Résistance ?

a Résistance, mais sans jamais en faire le procès ni l’apologie. Parmi ses collaborateurs, il y avait des proches de la Résistance lotoise. C’est un témoignage pour l’Histoire.

Comment se situait, politiquement, Frédéric Empaytaz ?

Le Préfet Empaytaz était maréchaliste, mais pas forcément pétainiste.

Après la Libération et sa fin de fonction comme Préfet du Lot, que devient Frédéric Empaytaz ?

Auparavant, il avait été maire de Bezons, en région parisienne, et sous-préfet de Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. De mars à août 1944, dans le Lot, il s’agissait de son premier poste de Préfet, et aussi le dernier. Même s’il aurait souhaité poursuivre une mission de cette envergure, il reprend une carrière dans le privé, dans le monde des affaires, abandonnant la Préfectorale.

Par qui ce témoignage, publié dans son intégralité, sera présenté et préfacé ?

Il sera présenté par le petit-fils du Préfet, le journaliste et écrivain Pascal Bouchard, qui habite le Lot. Il parle de son grand-père, des raisons l’amenant à vouloir publier ce témoignage. La préface sera assurée par l’historien Marc-Olivier Baruch, spécialiste de la fonction publique, auteur de plusieurs ouvrages sur la période de Vichy.

Comment agrémenterez-vous ce témoignage ?

D’un témoignage de 80 pages du Préfet Empaytaz, naîtra un livre de 250 pages. Pour cela, j’ai travaillé avec plusieurs partenaires. Il sera illustré de photos, de cartes postales, de documents d’époque, issus de recherches aux Archives départementales, nationales, diocésaines, du Grand Cahors, et militaires. Ce livre apportera une somme de connaissances, où on parlera de la position du clergé dans le Lot, au travers l’évêque Mgr Chevrier, qui était vichyste, proche des idées du Maréchal, le vicaire général Mgr Dablanc, et l’archiprêtre de la cathédrale de Cahors, Mgr d’Araquy, qui était le plus proche de la Résistance des trois. Le Préfet Empaytaz a rencontré les trois, comme il le relate dans son témoignage. Je parlerais aussi de Sœur Marie-Rose, religieuse qui est rentrée au conseil municipal de Cahors sous Xavier Giesbert, en 1942, après l’occupation. Elle a apporté d’importants services à la population, en accueillant les déshérités.

Où pourra-t-on se procurer cet ouvrage ?

Il sortira au 1er trimestre 2024, dans toutes les librairies lotoises, où nous sommes référencés, comme à Cahors, la Maison de la Presse, la librairie Calligramme et le centre culturel Leclerc, ou à la Maison de la Presse de Pradines. Il est possible de l’acheter, avant la fin de l’année 2023, via une souscription, pour 25 €, au lieu du prix public fixé à 30 € (auxquels s’ajoutent des frais d’expédition à 10 €, ou 15 €, pour de 2 à 4 exemplaires).

Propos recueillis par Didier QUET

Editions Édicausse ; 935, route du Causse de Pasturat à Arcambal. Tél. 06 09 86 55 82 ; contact@edicausse.fr

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