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INTERVIEW. Lot : Alexandre Tharaud sera au festival de musique sacrée de Rocamadour



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Le 26 août, le pianiste Alexandre Tharaud jouera au cœur de la basilique de Rocamadour pour le festival de musique sacrée de la cité médiévale. C’est la première fois que vous participez au festival de Rocamadour ? Oui c’est la première fois, et c’est aussi la première fois que je viens à Rocamadour. C’est un lieu qui me fascine car le compositeur Francis Poulenc adorait s’y rendre. Et c’est l’un de mes compositeurs de chevet... Vous avez choisi les Funérailles de Liszt et la Sonate funèbre de Chopin. Pourquoi ce choix ? Ce sont deux œuvres qui parlent de la mort. Mais la mort comme on l’entendait au XIXe siècle, c’est-à-dire d’une façon très romantique. Quand les artistes envisageaient la mort, c’était toujours pour parler de l’Au-delà. Et ça, c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. Vous allez jouer dans la Basilique Saint-Sauveur, un lieu de renom. Est-ce que vous avez le trac ? Le trac ça reste toute la vie, il sert à se rendre compte de l’importance d’une situation. C’est quand on a plus le trac qu’il faut se questionner. Chaque concert doit être un moment privilégié, rare et intense. Vous avez prévu d’autres concerts cet été ? Juste avant Rocamadour je serai en Italie. Et ensuite, à Varsovie pour jouer au festival Chopin. L’été les musiciens courent d’une ville à l’autre, c’est assez éreintant. Mais jouer devant un public de vacanciers, cela reste très agréable. Ils sont plus réceptifs et plus décontractés car avant d’assister au concert, ils ont passé la journée à se mettre de la crème solaire, à se promener dans les campagnes ou alors à se baigner… Vous êtes proche de votre public ? Oui il y a des gens qui me suivent d’une ville à l’autre et c’est très touchant. Ils sont capables de faire des milliers de kilomètres pour assister à un concert. C’est une grande force pour moi. Pour une personne qui ne connaît rien à la musique classique, que lui conseilleriez-vous comme premier morceau? Il y a huit ans, j’ai sorti Autograph, un disque avec plein de compositeurs différents. Ça permet de zapper, d’aller d’un morceau à l’autre. Ça peut servir de petite fenêtre, pour s’ouvrir sur un monde qu’on ne connaît pas. Rencontrer la musique c’est comme rencontrer une personne : on a un coup de foudre et puis on travaille la relation. Il suffit de faire un petit effort au début, d’essayer de comprendre et puis ça vient vite. Vous n’écoutez que de la musique classique ? Pas du tout. J’écoute plein de musiques. En ce moment j’écoute une pianiste colombienne, Teresita Gómez, qui joue de la musique classique mais aussi de la musique traditionnelle colombienne. Je vous la conseille ! Joséphine Bottiglione

Publié le 13/08/2021 LA DEPECHE DU MIDI

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