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Lot. Cauvaldor, un pacte de gouvernance, pour redonner la parole aux élus

Pour donner la parole aux élus des communes sur leurs attentes et leurs espoirs pour l'avenir de l'intercommunalité.

Geoffrey Cros : Une charte qui va permettre aux élus des communes de reprendre la parole. (©DR )

Par Rédaction CahorsPublié le 14 Nov 20 - ACTU LOT Lors du conseil communautaire du 14 septembre dernier, Raphaël Daubet, président de la communauté de communes Cauvaldor, a rappelé sa volonté de donner la parole aux élus des communes sur leurs attentes et leurs espoirs pour l’avenir de l’intercommunalité. Une visio conférence de presse a été animée par Geoffrey Cros, sur le pacte de gouvernance le jeudi 5 novembre 2020 avec les principaux acteurs de cette charte. Geoffrey Cros maire adjoint à Glanes, 27 ans, le plus jeune élu communautaire, délégué en charge de la gouvernance et responsable de ce projet, présente la démarche. Actu : En quoi consiste ce pacte de gouvernance ? Geoffrey Cros : C'est une idée d'abord du président de Cauvaldor, Raphaël Daubet ; transformer la gouvernance était un des objets de sa candidature et surtout, de redonner la parole aux élus communaux. C'était de fait, l'occasion de confier une responsabilité à un nouvel élu, qui plus est, le plus jeune élu du conseil communautaire. Double challenge pour moi dans lequel je mets beaucoup d'énergie, mais surtout de l'humilité ; cette mission m'amène à côtoyer à la fois des élus d'expérience, ayant connu l'ancien mandat avec ses forces et ses faiblesses et les nouveaux élus, qui découvrent ce qu'est le fonctionnement d'une intercommunalité comme la nôtre et manifestent leurs attentes. Par ailleurs, je suis heureux d'apporter mon savoir-faire avec passion pour un territoire sur lequel je respire depuis 27 ans. Le pacte de gouvernance c'est quoi ? G. C. : C'est très simplement une charte, un outil déployé par la loi Engagement et proximité, qui nous permettra de poser non seulement des principes mais aussi de définir le territoire, son organisation, les rapports entre les élus, les instances et de requalifier une organisation de proximité. J'ai proposé aux élus communautaires de se réunir dans les bassins de cohésion territoriale nouvellement définis par le président, pour faciliter le débat et engager les travaux de réflexion. Le Covid nous a de fait imposé de poursuivre ce travail en visioconférence. Le nouveau président Raphaël Daubet et son équipe remettent à l'ordre du jour la communication comment cela va-t-il fonctionner ? G. C. : Il ne me revient pas de juger les personnes qui nous ont précédés dans cet exercice. La nouvelle équipe avec à sa tête le président Daubet a le souhait de manifester plus régulièrement ses projets pour le territoire ; à mon sens, il y va de la légitimité, voire de la crédibilité de notre action. La population n'est pas indifférente à ce qu'il se passe dans la vie publique, elle est même très informée. Le vice-président communication à une feuille de route importante en ce sens, il travaille actuellement sur les modes de communication, vis-à-vis de la population, mais aussi vis-à-vis des élus et agents en interne. Les élus des communes faisant partie de la Cauvaldor auront droit à la parole, comment cela va-t-il se mettre en place et quand ? G. C. : Le président a souhaité dès le début de son mandat redonner en substance la parole aux communes. Dans un premier temps, en redéfinissant des aires géographiques dans lesquelles les élus d'un bassin de cohésion territoriale se retrouveraient de manière régulière tout au long du mandat. Ils disposent d'un conseiller délégué de territoire, lui aussi membre de l'exécutif, qui aura le rôle d'animateur. C'est à partir de cette proximité que nous avons engagé la première séance de travail sur ce pacte, sur les 5 bassins de vie. L'enjeu était simple ; faire un point de l'état actuel de la gouvernance, pour ensuite aborder les éléments structurants de la charte de Gouvernance. Nous prenons du temps pour le faire, et nous souhaitons aboutir en mars ou avril 2021. Nous travaillons avec le président, les vice-présidents, à mettre à jour toutes les données nécessaires au bon fonctionnement des interactions avec le territoire, tant au niveau politique avec les élus qu'administratif et l'ensemble des agents, pour savoir concrètement qui fait quoi. De même et c'est fondamental, l'équipe prend du temps pour définir une organisation et des méthodes claires et respectueuses. Guy Floirac pour Martel et Vayrac, Claire Delande Cattiaux pour Biars-sur-Cère et Bretenoux, Michel Sylvestre pour Gramat, Régis Villepontoux sur Souillac et Monique Martignac pour Saint-Céré et Sousceyrac sont les 5 délégués pilotes, en quoi consiste leur intervention ? G. C. : Beaucoup de pédagogie et d'accompagnement dans un premier temps. Les nouveaux élus nous l'ont dit, ils ont besoin de comprendre ce qu'est Cauvaldor, et d'appréhender la pratique de l'exercice du débat communautaire. C'est une mission essentielle pour laquelle les 5 délégués à la cohésion sont très motivés. Nous travaillons très bien ensemble, avec des séances de réflexion parfois intenses. On attend d'eux qu'ils soient des facilitateurs, des référents accessibles aux élus locaux, pour être des relais d'info au sein de l'exécutif de Cauvaldor, et favoriser la cohésion. Beaucoup de propositions et de ressenti illustrent le besoin de croiser les regards des bassins de vie. Un questionnaire sera envoyé aux mairies du territoire, aux alentours du 15 novembre, dans quel but ? G. C. : Nous sommes partis tout bonnement du constat que les élus communaux demeureront toujours les premiers relais de proximité. À ce titre, ils ont besoin d'être informés de ce qu'il se passe, mais aussi d'être associés au devenir de la gouvernance de l'intercommunalité ; nous restons l'émanation des communes. C'est aussi fondamental pour les conseillers communautaires que pour la vitalité des conseils municipaux. D'où un questionnaire pour prolonger le débat en direction des conseillers municipaux, pour donner une substance encore plus puissante à ce pacte, et surtout, agir en transparence, l'attente majeure de nos concitoyens. Nous comptons beaucoup sur leur participation. SYLVIE BRANTY

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