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Rocamadour, pas de variole du singe au parc de la Forêt des singes


La Forêt des singes abrite 150 macaques de Barbarie.Photo DDM - Line Chopin


Publié le 25/06/2022


Depuis le début de l'épidémie de la variole du singe, la Forêt des singes à Rocamadour est régulièrement questionnée au sujet de la maladie, au point d'ajouter un message automatique à sa boîte vocale. Le parc explique que tous ses primates sont sains et que les visites sont sans risque. "Nos singes sont indemnes de la variole du singe et bénéficient d'un suivi vétérinaire régulier" : tel est le message que les visiteurs entendent lorsqu'ils composent le numéro de la Forêt des singes, à Rocamadour. Car depuis que l'épidémie de la variole du singe est apparue, le parc reçoit fréquemment des questions à ce sujet. "On a beaucoup d’appels là-dessus", confirme Emma Trichet, responsable des guides à la Forêt des singes. Sur le parking du parc, Corinne, Valérie et Grégory s'apprêtent à entamer leur visite. "La seule question qu'on s'est posée, c'était de savoir si le parc était fermé à cause de ça ou pas. Mais ça ne nous a pas empêchés de venir", rapportent ces touristes bretons et vendéens, en vacances dans le Lot. Le parc est bel et bien ouvert, et est formel au sujet de la variole du singe : "Il n’y a aucun risque à venir chez nous, la population n’est pas atteinte", indique Emma Trichet. "Depuis des décennies, les populations de primates de zoo en Europe sont indemnes de MonkeyPox (NDLR : le terme anglophone pour désigner la variole du singe)", confirme Davy Ung, le directeur de l'établissement ."Les quelques cas historiques survenus chez des primates ou d’autres animaux de zoo étaient tous reliés à des importations depuis les pays africains infectés, aux années 1970. Ces imports n’existent plus depuis des générations en zoo, puisque les animaux se reproduisent et naissent dans les parcs zoologiques. Ce virus a disparu des zoos avec ce changement de pratique", poursuit-il. Une distance obligatoire Dans le parc d'une surface de 20 hectares, 150 singes se côtoient. Tous sont issus de la même espèce : celle des macaques de Barbarie, aussi appelés magots. "Le fait qu’il n’y ait qu’une seule espèce et qu’il y ait beaucoup d’espace, ça limite le stress, et le système immunitaire est plus efficace. Ça réduit les risques de transmissions de maladie d’espèce à une autre, et d’un individu à un autre", détaille Emma Trichet. Si les singes du parc sont en semi-liberté, les visiteurs sont tenus de garder une distance d'un mètre avec les primates. Du côté du personnel, "si jamais on a besoin de les toucher, pour des soins ou quoi que ce soit, on porte toujours des gants, et on les amène généralement chez le vétérinaire", explique la responsable des guide

La transmission d'un animal à un être humain a lieu dans les "zones forestières d'Afrique du Centre et de l'Ouest", indique le site de Santé publique France. La variole du singe peut également circuler entre les personnes, par exemple par contact direct avec des liaisons cutanées ou des muqueuses. "Même si cette maladie virale est une zoonose (NDLR : une maladie pouvant être transmise de l'animal à l'homme et vice-versa), les contaminations qui apparaissent depuis début mai 2022 dans l’hémisphère nord sont le fait de chaînes de contagion humaine uniquement", indique Davy Ung. Selon le bilan de Santé publique France en date du 23 juin, 330 personnes atteintes de variole du singe ont été recensées, dont 22 en Occitanie. Line Chopin




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