Une seule carte peut vous éviter135 € d'amende, dans le Lot et ailleurs...
Dans le Lot, comme partout en France, seule la Carte Mobilité Inclusion mention « Stationnement » permet d'utiliser les places PMR*. Rappel des règles pour éviter l'amende.

Par Jean-Claude Bonnemère Publié le 9 sept. 2026
Les places de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite font régulièrement l’objet d’incompréhensions, de tensions et parfois d’abus, comme cela a pu être le cas début juin à Cahors, devant le centre hospitalier. Beaucoup d’automobilistes pensent encore qu’une simple carte liée au handicap suffit pour bénéficier de ces emplacements. Pourtant, la législation française est très précise : seule la Carte Mobilité Inclusion portant la mention « stationnement » autorise légalement l’utilisation des places PMR*.
Places PMR : que dit la loi ?
135 € d’amende, mise en fourrière, contrôle des cartes : le stationnement réservé aux personnes à mobilité réduite obéit à des règles strictes. Droits, obligations et sanctions, voici ce que prévoit la loi.
Les places de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite font encore l’objet de nombreuses incompréhensions. Pourtant, la réglementation est sans ambiguïté : seule la Carte Mobilité Inclusion (CMI) portant la mention « Stationnement » permet d’utiliser légalement ces emplacements. Beaucoup d’automobilistes pensent à tort que toute carte liée au handicap donne accès aux places réservées. Ce n’est pas le cas. Une seule carte autorise le stationnement.
La Carte Mobilité Inclusion peut comporter plusieurs mentions : « Priorité », « Invalidité » ou « Stationnement ».
Les mentions « Priorité » et « Invalidité » facilitent l’accès à certains services ou files d’attente, mais n’autorisent pas le stationnement sur les places réservées. Seule la mention « Stationnement » permet d’utiliser les emplacements PMR et de bénéficier, dans de nombreuses communes, de la gratuité du stationnement selon les règles locales en vigueur.
Des places obligatoires
Les communes doivent prévoir des places adaptées sur la voie publique. Les parkings privés ouverts au public, comme ceux des supermarchés, centres commerciaux, établissements de santé ou cinémas, sont également soumis à des obligations d’accessibilité. La réglementation impose au minimum 2 % de places adaptées, avec au moins un emplacement réservé même sur les petits parkings. Ces places doivent être suffisamment larges, facilement accessibles et clairement signalées.
Les sanctions
Le Code de la route considère l’occupation d’une place PMR sans autorisation comme un stationnement très gênant. Le contrevenant s’expose à :
– une amende forfaitaire de 135 € ;
– une majoration pouvant atteindre 375 € ;
– l’immobilisation ou la mise en fourrière du véhicule.
La carte doit être placée de manière visible derrière le pare-brise et ne peut être utilisée qu’en présence de son titulaire.
Que faire en cas d’infraction ?
Lorsqu’une place réservée est occupée illégalement, il est possible d’alerter la police municipale, la police nationale ou la gendarmerie. Il est recommandé de relever l’immatriculation du véhicule et, si possible, de prendre des photographies montrant l’absence de carte visible. Les forces de l’ordre peuvent intervenir aussi bien sur la voie publique que sur les parkings privés ouverts au public.
Une question de respect
Pour les associations de défense des personnes handicapées, ces emplacements ne sont pas un privilège mais une nécessité. Leur largeur permet notamment l’accès aux fauteuils roulants ou facilite les déplacements des personnes dont la mobilité est fortement réduite. Quelques minutes de stationnement abusif peuvent suffire à empêcher une personne handicapée d’accéder à un commerce, à un cabinet médical ou à un service public. « Si tu prends ma place, prends aussi mon handicap. »
(*) PMR : Personne à Mobilité Réduite.
Les textes officiels peuvent être retrouvés sur legifrance.gouv.fr – service-public.fr



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