Georges Depeyrot, invité d'honneur de la Truffière aux livres
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L'historien et chercheur cadurcien Georges Depeyrot sera l'invité d'honneur de la 18ᵉ édition de la Truffière aux livres, le 6 septembre à Rocamadour. À cette occasion, il revient sur son parcours, sa vision de l'histoire et ses travaux actuels.

Originaire de Cahors, où il a effectué ses études avant de poursuivre son cursus à Toulouse, Georges Depeyrot a consacré sa carrière à la recherche historique. Entré au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) comme chargé de recherche, il est ensuite devenu directeur de recherche. Il a notamment exercé à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) puis à l'École normale supérieure (ENS), où il a poursuivi ses travaux tout en encadrant de nombreux doctorants.
Son premier ouvrage trouve son origine dans une découverte fortuite. En 1974, il tombe sur le manuscrit de Raymond de Fouilhac, érudit cadurcien du XVIIᵉ siècle, recensant les monnaies romaines qu'il avait étudiées avant d'envoyer les plus rares au Vatican. Une trouvaille qui orientera durablement ses recherches.
Pour Georges Depeyrot, il ne s'agit pas d'inspiration mais d'intuition. « C'est deviner qu'un domaine ou une période peut être l'occasion de nouvelles découvertes et de nouvelles interprétations. C'est en changeant de regard que l'on trouve des choses inédites », explique-t-il.
À travers ses nombreux ouvrages, il souhaite avant tout rappeler combien le passé éclaire le présent. « Plus j'avance, plus je suis convaincu que nos habitudes, nos réflexes et nos manières de penser sont intimement liés à notre histoire. Ne pas connaître le passé, c'est ne pas anticiper l'avenir », souligne-t-il.
Parmi les textes qui l'ont marqué, il cite le discours prononcé par Louis Pasteur en 1887 lors de l'inauguration de l'institut portant son nom, un texte étudié lorsqu'il était en classe de troisième.
L'historien porte également un regard critique sur l'évolution de la littérature contemporaine. Il s'inquiète de la multiplication des textes sans véritable intérêt, mais aussi de leur conservation à long terme à l'ère du numérique. « On peut encore suivre la pensée de Proust grâce aux ratures de ses manuscrits. Aujourd'hui, avec l'ordinateur, cette mémoire de la création disparaît », observe-t-il.
À ceux qui rêvent de devenir écrivains, son conseil est sans détour : « Trouve un travail, puis fais ce qu'il te plaît. »
Actuellement, après avoir travaillé sur l'histoire économique puis sur la vie des Causses, Georges Depeyrot mène des recherches sur la presse et la circulation de l'information aux XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Le 6 septembre, à Rocamadour, les visiteurs de la Truffière aux livres pourront échanger avec cet historien passionné, pour qui chaque rencontre avec le public constitue « un dialogue dont il ressort toujours un enrichissement ».
Vous pouvez le retrouver, ainsi que tous les auteurs qui seronr présents sur :