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La Cité de la mode à Souillac présentée dans les moindres détails



Lors du dernier conseil communautaire, le nouveau président élu de Cauvaldor a mis sur la table les dossiers de Viroulou et de la Cité de la mode, dévoilant aux élus les engagements pris que la plupart ignoraient.

Le conseil communautaire Cauvaldor s’est réuni mercredi 7 octobre à Biars-sur-Cère. Raphaël Daubet récemment élu président du nouveau conseil, dans sa volonté de consacrer à l’assemblée délibérante une place élargie au débat et à l’information, a soumis aux très nombreux conseillers, les deux grands projets d’investissements engagés par la communauté de commune, à savoir ceux de Viroulou et Souillac. Pour le site de Viroulou, ancien camp militaire actuellement en friche près de Gramat, deux investisseurs avec projet se sont présentés, soulevant questions pertinentes et débats de l’assemblée. Ces deux dossiers concernent Hera City avec la Fondation Hera pour un complexe dédié à la femme autour d’un musée, centre de congrès, hébergements, etc. ; le second serait porté par le groupe Pierre & Vacances, pour un village-résidences de tourisme. Après description des projets, Raphaël Daubet a précisé que ce terrain bien situé de 204 hectares est à dépolluer car la dernière étude de dépollution date de 2003 et ne correspond plus aux attentes des normes environnementales actuelles. De plus, soulignait-il : "ce terrain n’appartient pas à Cauvaldor, il est toujours la propriété du ministère de l’Intérieur !" A lire aussi : Pour le nouveau président de Cauvaldor : " La Cité de la mode à Souillac représente une prise de risque financier exorbitante ". À Souillac, Cauvaldor est engagé dans le projet de la Cité de la mode et des arts créatifs. Un protocole a été signé entre l’investisseur italien et ses partenaires, et l’agence économique Cauvaldor Expansion. Un nouveau protocole est donc à signer avec Cauvaldor cette fois, accord qui garantisse la volonté réelle d’engagement, d’aboutissement et de réussite, malgré le contexte de la Covid. De son côté, Cauvaldor a acquis la majorité des terrains de la Cité de la mode et s’est engagé dans le développement des arts créatifs, de la gastronomie et de la formation. En vidéo conférence, un avocat d’affaires mandaté par la communauté de communes a communiqué sur la faisabilité, la sécurité et le contenu à approfondir du nouveau protocole à signer, afin de lever toutes les incertitudes. Le prochain conseil communautaire se tiendra lundi 19 octobre à 18 heures à la salle des fêtes de Gramat. Le point 8 à l’ordre du jour abordera le plan de financement de l’étude de levé de doute sur la pollution potentielle de Viroulou. Raphaël Daubet : "La prise de risque financier est exorbitante" Le 31 août, Raphaël Daubet, nouveau président de Cauvaldor, rencontrait les porteurs du projet de la Cité de la mode. Les dépenses déjà engagées portent sur : 345 000 € d’acquisition d’un terrain nu de 30.992m² et 2 132 840 € d’acquisition par l’EPF Occitanie pour le compte de Cauvaldor, avec une date butoir de rachat en 2026. Ce qui représente un prix de 42 €/m² , quand Cauvaldor s’est engagé dans le protocole à garantir au porteur de projet un prix d’acquisition de 20 €/m². Un rapport d’archéologie préventive daté du 24 juin dernier mentionne "l’intérêt majeur du site des Aubugues (où doit être implantée ladite Cité) pour la période de la fin de l’Âge de bronze (forte densité de vestiges, de mobilier archéologique dans un état de conservation exceptionnel)". Le site pourrait couvrir une surface de 5 ha et le coût des fouilles est estimé entre 500 000 et 800 000€. C’était un conseil communautaire exceptionnel sur ces deux dossiers, Viroulou et la Cité de la mode, sans délibération votée. Pourquoi ? Je me suis engagé en tant que président de Cauvaldor à informer et à consulter l’assemblée. L’intérêt de ce conseil n’était pas de débattre sur l’opportunité de ces deux sujets prioritaires, mais bien de faire part de la situation en toute transparence, et de clarifier avec nos élus la méthode de travail. En quoi ces deux dossiers sont-ils prioritaires ? Concernant le projet de la Fondation Hera de consacrer une cité dédiée à la femme à Viroulou, les porteurs de projet me relancent et se prévalent d’un protocole d’accord signé avec mon prédécesseur (N.D.L.R. : Gilles Liébus). Pour rappel, nous avons découvert cette situation dans la presse et les élus ignoraient l’existence de ce protocole qui mentionne des engagements tels que la dépollution du site, la fourniture de tous les fluides et réseaux, des moyens de communication exigeants ; et même d’adapter nos règles d’urbanisme aux besoins du projet ! Des promesses intenables pour la collectivité, sans aucune concertation, sur un site qui ne nous appartient même pas. Nous ne donnerons donc pas suite à ces engagements. Et concernant la Cité de la mode à Souillac, alors ? Là encore un pseudo-protocole d’accord existe mais avec Cauvaldor Expansion, sa validité pose question. C’est un dossier qui a été construit de façon complexe où la prise de risque financier est exorbitante pour notre intercommunalité, qui se retrouve face à un porteur de projet qui fait mine de douter de notre soutien et de notre implication. Pouvez-vous préciser ? Cauvaldor a missionné un organisme public pour acheter les terrains dans l’emprise du projet, dépensant à ce jour 2,5 millions d’€ d’argent public pour l’acquisition de terrain, certains avec des habitations. Or, le porteur de projet lui n’est engagé sur rien. S’il nous fait défaut, ce sera une catastrophe à la fois pour Souillac et pour Cauvaldor. Il est donc impératif et dans notre intérêt à tous que les porteurs de projet aillent au bout de leur démarche. Comment ont réagi les élus ? Aujourd’hui, c’est la douche froide, sous prétexte de confidentialité, ils ont toujours été écartés des discussions, y compris les vice-présidents. De nombreux maires sont scandalisés de découvrir la fragilité du dossier, d’autant que Cauvaldor a missionné l’Etablissement public foncier d’Occitanie pour acheter les terrains et que nous aurons à les lui rembourser. Au final, les élus ont unanimement exprimé leur volonté d’accompagner le projet et de sécuriser l’opération. je vais donc contacter la société Brand Partners pour leur demander de signer un véritable protocole juridique avec Cauvaldor. Dans le même temps, un groupe de travail avec cinq élus de Cauvaldor et cinq élus de Souillac va être constitué pour reprendre ce dossier avec plus de sérieux. Mais nous avons de fortes inquiétudes sur la suite. Ne soyons pas naïfs : la crise sanitaire peut compromettre un tel projet.

La DEPECHE du 16-10-2020

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